Charity

Le collectif des femmes pour la protection de l’environnement et de l’enfant (Cofepre), a organisé pour la circonstance,  une assemblée générale de restitution à Douala, ce lundi 2 février 2026.

Le Cofepre a 30 ans déjà ! C’est-à-dire toute une vie. Ce n’était  pourtant pas  une évidence, mais il a fallu compter avec la claire vision et la dextérité de sa coordinatrice Dora Sende, qui en 1995, au lendemain d’un contexte politique tendu a créé avec plusieurs autres femmes,  le Collectif des femmes pour la protection de l’environnement et de l’enfant (Cofepre).

D’ailleurs dans son mot d’ouverture, cette pionnière des causes sociales au Cameroun, est revenu sur les circonstances de la création de l’association,  qui voit le jour après un terrible incendie qui a ravagé son imprimerie. Avec les fonds de cette société, elle a commencé à réaliser des œuvres charitables,  en faveur des enfants de la rue, des femmes vulnérables et surtout pour l’environnement. C’est donc pour questionner le chemin parcouru et mieux préparer l’avenir qu’une Assemblée générale de l’association a eu lieu ce lundi à Douala.

La vingtaine d’associations amies qui a pris part à cette assemblée a travaillé sur le renforcement organisationnel et fonctionnel du Cofepre, question d’améliorer son « efficacité, sa transparence et sa durabilité ». C’est ainsi que les participants ont passé en revue, les statuts et le règlement intérieur du Cofepre. Des propositions ont été faites, mais écho a surtout été fait sur plusieurs manquements de ces dernières années.

Un aspect pris en compte par Me Sende Emmanuel  Yves, le secrétaire permanent du Cofepre. Pour lui,  « la faiblesse tout le monde l’a identifié ici : les gens sont très timides quand ils ne se retrouvent pas dans ce que vous faites. S’il y a une chose dont le Cofepre peut se vanter, c’est d’avoir été le creuset pour la formation de la jeunesse ici au Cameroun. Plusieurs jeunes ont trouvé au Cofepre, un endroit où, ils pouvaient se retrouver ».

Aussi, il a souligné que le problème de financement du Cofepre reste préoccupant. Selon Me Sende, il trouve son origine dans l’hostilité identifié par les participants. « La volonté forte reste de capitaliser sur les 30 ans pour que le Cofepre puisse enfin être une association d’intérêt général. Cela lui permettra d’avoir accès de façon direct et sans limite aux financements », a-t-il conclu